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  • Renée Simon, présidente de la Ligue de l’Enseignement Dordogne, inaugure l’AG 2014 avec son discours introductif
  • Bar mit en place par la fédération de Dordogne pour accueillir toute l’équipe de la Ligue de l’Enseignement.
  • Les fédérations de France réunies pour partager un repas et découvrir des saveurs locales.

Rapport 2015 de l'UNICEF sur l'éducation dans le monde

« Pourquoi il faut investir dans l’éducation et l’équité » ? Dans son rapport de janvier 2015 sur l’état de l’éducation dans le monde, l’UNICEF apporte une réponse précise en termes de développement économique, de justice sociale et d’autonomisation des individus. Si l’article 26 de la Déclaration universelle des Droits de l’Enfant revendique un droit d’accès, et ce gratuitement, à l’éducation primaire, celui-ci ne semble pas s’appliquer aux 130 millions d’enfants aujourd’hui pris dans le cercle vicieux de la pauvreté et de l’iniquité.

 

 

De nombreux obstacles sont présents sur le chemin séparant les enfants les plus jeunes de l’école primaire et pré-primaire. La pauvreté, la violence, la guerre civile, l’origine ethnique, le sexe sont autant de discrimination face à l’éducation. Pourtant, l’UNICEF montre que l’égalité d’accès à l’éducation est bon pour tous, pas seulement pour les plus pauvres. L’égalité d’accès à l’éducation permet l’accroissement du salaire moyen, un recul de la pauvreté et une augmentation du PIB, bénéfique à l’ensemble des couches de la population. Pourtant, de nombreuses politiques d’éducation mises en place sont discriminantes, envers les femmes et les plus pauvres. Pourtant l’éducation des jeunes filles représentent un enjeu majeur d’avancée sociale, notamment en termes d’accès à la santé, de lutte contre le VIH-SIDA et de pénalisation des mutilations génitales.

La résolution des conflits territoriaux et locaux doit aussi être pensée dans le long terme, par le biais de l’accès à l’éducation, et notamment à l’éducation primaire. C’est en effet en investissant dans les niveaux les plus bas que les avancées sont les plus grandes. L’accroissement d’accès à l’éducation primaire crée, en revanche, une augmentation plus que proportionnelle des risques de conflits. Si l’étude de l’UNICEF se concentre sur les pays en développement, cette étude s’applique aussi aux pays développés, puisqu’on constate aux Etats-Unis un abandon cinq fois plus forts des élèves pauvres au moment de l’école secondaire.

Le défis de l’accès à l’éducation est déterminant pour les années à venir, d’ici à 2030, avec l’augmentation de la population jeune et en se confrontant à l’objectif de l’éducation de base pour tous, les systèmes scolaires devront absorber 619 millions d’élèves entre 3 et 15 ans en plus. Pourtant, face à ce constat majeur, les budgets des Etats sont loin d’être suffisants. Les Objectifs pour le Millénaire pour le développement recommandent de consacrer à l’éducation au moins 20% du PIB, ce qui n’est pas le cas actuellement dans les pays en développement. Et cette maigre part du budget des gouvernements est répartie injustement. Plus le pays est faible économiquement plus la part du budget de l’éducation consacrée aux 10% des élèves les plus riches est grande. Ainsi, 46% du budget de l’éducation des pays en développement est dédié aux 10% les plus riches, ce qui accroît d’autant plus les inégalités. L’aide humanitaire n’arrange rien à ce constat, puisque celle consacrée à l’éducation a baissé de 10% depuis 2009.

Quelle serait alors la solution ? L’UNICEF recommande d’augmenter les fonds consacrés à l’éducation et les concentrer sur les populations marginalisées. Son plan stratégique 2014-2017 recommande d’ailleurs que 10% de l’aide humanitaire soit dédiée à l’éducation. Mais il s’agit aussi de prendre en compte l’éducation non formelle et de faire la promotion des écoles de la deuxième chance pour lutter contre le cercle vicieux de la pauvreté et de l’exclusion. Il faut alors renverser le schéma et mettre en place une politique de discrimination positive, en consacrant plus de ressources pour les populations les plus pauvres, dans le cadre d’une politique d’équité. Cette lutte pour un accès équitable à l’éducation s’inscrit aussi dans une lutte contre le travail des enfants, les mariages forcés, la violence et les discriminations, en gage d’une politique de long terme ; l’UNICEF insiste ainsi sur la transparence des budgets et l’implication des communautés locales.

 

« En conclusion, l’élimination des obstacles, la garantie de l’accessibilité et l’offre de possibilités d’apprentissage adéquates sont autant d’éléments nécessaires pour que le droit fondamental des enfants à une éducation de qualité soit respecté. La communauté internationale et les  gouvernements doivent réitérer leur engagement en faveur d’une éducation équitable et fondée sur l’intégration et respecter cet engagement. »

Tags: éducation UNICEF éducation non-formelle

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